Pont à haubans sur la Luapula : fin des fondations, une étape clé franchie

Le projet de construction du pont à haubans de 362 mètres de portée enjambant la rivière Luapula vient de franchir une étape décisive. Les équipes ont achevé avec succès le bétonnage de la dernière semelle de fondation de la pile C1, un volume impressionnant de 1 120 mètres cubes de béton.

Ces travaux, lancés le mercredi 22 avril à 11h00, se sont achevés le vendredi 24 avril à 21h00, après une mobilisation ininterrompue des ressources humaines et matérielles. Pendant près de 58 heures, les opérations se sont poursuivies sans le moindre arrêt, afin d’assurer la monolithie de l’ouvrage et d’éviter toute reprise de bétonnage susceptible d’affecter son comportement structurel dans le temps.

Une organisation sans faille pour un bétonnage continu

Un dispositif organisationnel en rotation continue a été mis en place, impliquant l’ensemble de l’équipe du projet, permettant d’assurer :

  • La continuité de l’approvisionnement en béton ;
  • Le contrôle permanent des paramètres de mise en œuvre ;
  • La gestion des équipements de vibration et de mise en place.

Le volume total mis en œuvre s’élève à 1 120 m³ de béton. À cet effet, une attention particulière a été portée sur :

  • La maîtrise de la température du béton (limitation des gradients thermiques) ;
  • La compacité par vibration mécanique adaptée ;
  • Le respect des cadences de mise en place afin d’éviter les ségrégations et les reprises froides ;
  • Le suivi de la qualité (ouvrabilité, homogénéité, conformité au mix design).

Des contrôles ont été effectués tout au long de l’opération, notamment sur la consistance du béton, les délais de mise en œuvre, ainsi que sur la bonne exécution du ferraillage et du coffrage avant coulage.

Sécurité : aucun incident à déplorer

Le chantier se déroule dans le respect strict des normes de sécurité. Un suivi permanent a été assuré pour garantir le port obligatoire des Équipements de Protection Individuelle (EPI) – casques, gilets, chaussures de sécurité – par tous les intervenants.

Malgré l’intensité des travaux et la fatigue liée à la rotation des équipes pendant 58 heures, aucun incident n’a été déploré grâce à une vigilance de chaque instant sur le terrain.

La réussite de cette opération repose sur une planification rigoureuse, une coordination efficace des équipes et une logistique adaptée aux contraintes d’un bétonnage en continu de grande ampleur. Elle constitue une étape déterminante pour la suite des opérations.

Une mobilisation de tous les acteurs du projet

L’ensemble des parties prenantes au projet était présent pour superviser cette opération d’envergure :

  • Le Maître d’Ouvrage Délégué ACGT,
  • Le Concessionnaire GED CONGO,
  • Le cabinet de l’Ingénieur Indépendant MODARSETS,
  • Le bureau d’ingénieur KAIROS,
  • Ainsi que l’entrepreneur CCECC.

Ils ont conjointement assuré le contrôle qualité de ce coulage massif.

Point sur l’avancement des travaux

Alors que le génie civil se poursuit, voici l’état d’avancement détaillé des colonnes :

  • Culée C0 (côté RDC) : les deux colonnes de 14 mètres de hauteur sont bétonnées à moitié.
  • Pile C1 (RDC) : la colonne de 16,20 mètres est en phase de préparation des éléments pour le ferraillage.
  • Pile C2 (côté Zambie) : la colonne de 16,20 mètres voit ses travaux de coffrage et ferraillage se poursuivre.
  • Culée C3 (Zambie) : les deux colonnes de 11 mètres de hauteur ont vu ses travaux de bétonnage achevés.

Par ailleurs, sur les remblais situés de part et d’autre des culées, la préparation de la plateforme et des zones d’accueil de la grue se poursuit activement. Ces aménagements précèdent l’arrivée, attendue depuis la Chine, des éléments métalliques constituant le tablier, les pylônes et les haubans.

Dès leur réception sur site, les équipes entameront les opérations d’assemblage.

Perspectives

Avec la finalisation des fondations et l’avancée régulière des colonnes, le pont à haubans sur la Luapula entre dans une phase décisive de sa construction.

Cet ouvrage, destiné à désenclaver la région et fluidifier les échanges entre la République démocratique du Congo et la Zambie, demeure une priorité pour tous les acteurs impliqués. La coordination entre les équipes locales et l’expertise internationale de CCECC laisse présager le respect du calendrier pour les mois à venir.

Avec David NKUTU et Yannick KAVAYA