Suivi des chantiers du Programme d’urgence à Kinshasa : l’Agence Congolaise des Grands Travaux et le Bureau Technique de Contrôle renforcent le contrôle des travaux

Du 16 au 18 août 2026, l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), en collaboration avec le Bureau Technique de Contrôle (BTC), a effectué une série de visites d’inspection sur plusieurs chantiers du Programme d’urgence à Kinshasa. Cette mission de terrain visait à évaluer l’état d’avancement des travaux, à s’assurer de leur conformité aux exigences techniques et à identifier les éventuels ajustements nécessaires à leur bonne exécution.

Conduite par Mme Aline NTANGAMYAMPI, Directrice Provinciale Adjointe de l’ACGT/Kinshasa, accompagnée de M. Patrick MBILA ESSENGO, Directeur Technique du BTC, la délégation s’est rendue sur plusieurs sites concernés par les travaux d’assainissement, de lutte contre l’érosion et de réhabilitation des infrastructures routières.

Des travaux d’assainissement suivis de près à l’avenue Akula

La première étape de la tournée a conduit la délégation sur l’avenue Akula, où elle a inspecté les travaux d’aménagement d’un bassin de rétention ainsi que la construction d’un collecteur de trop-plein destiné à assurer l’évacuation des eaux vers son exutoire

D’une section 1m sur 1m ce collecteur constitue l’un des ouvrages essentiels du dispositif d’assainissement prévu sur le site. Le projet comprend également la réalisation d’une chaussée de six mètres de largeur reliant l’avenue Akula à l’avenue Nguma, ainsi que l’aménagement des caniveaux destinés à améliorer l’évacuation des eaux pluviales et à contribuer à la protection durable de la voirie.

Kimbembo : des avancées importantes dans la lutte contre l’érosion

La mission s’est ensuite poursuivie sur le chantier de lutte contre l’érosion à Kimbembo. Les travaux y sont réalisés suivant une séquence technique comprenant notamment la construction du collecteur principal, les opérations de stabilisation et les travaux d’enrochement, en vue de sécuriser et de rétablir la circulation sur l’avenue Kimbembo, fortement affectée par l’érosion.

À ce stade, environ 680 mètres du collecteur principal ont été réalisés, tandis qu’un radier d’environ 720 mètres est déjà en place. Les fouilles, quant à elles, s’étendent sur près de 900 mètres.

L’inspection a également permis de relever certains ajustements techniques à intégrer dans la poursuite des travaux. Parmi ceux-ci figure notamment l’installation de chambres de chute sur le collecteur principal, afin de mieux maîtriser la vitesse d’écoulement des eaux et de renforcer la durabilité de l’ouvrage.

Kimbanguiste : poursuite des travaux antiérosifs

À Kimbanguiste, la délégation a également évalué l’état d’avancement des travaux de lutte contre l’érosion. L’inspection a notamment porté sur les ouvrages en cours, la construction de la base-vie ainsi que l’aménagement des accès nécessaires à la bonne progression du chantier. Ces visites permettent aux équipes techniques de suivre l’exécution des travaux au plus près du terrain et d’apporter, lorsque cela s’avère nécessaire, les corrections ou adaptations requises.

Songololo et Kingabwa : des ajustements avant la poursuite des travaux

La tournée s’est achevée le 18 août avec l’inspection des projets de réhabilitation et de modernisation des avenues Songololo et Kingabwa. Sur l’avenue Songololo, les échanges ont porté principalement sur l’état d’avancement des travaux de chaussée et des collecteurs, ainsi que sur les contraintes liées à la nature des terrains et à la présence d’infrastructures souterraines. À Kingabwa, les équipes techniques ont procédé à la finalisation de plusieurs ajustements nécessaires avant le lancement des travaux, en vue d’assurer une meilleure maîtrise des différentes étapes du projet Un contrôle renforcé pour garantir la qualité des ouvrages.

À travers cette mission conjointe, l’ACGT et le BTC réaffirment leur volonté d’assurer un suivi rigoureux des chantiers du Programme d’urgence à Kinshasa. Les inspections régulières constituent un outil essentiel pour contrôler la qualité des ouvrages, anticiper les difficultés techniques et veiller au respect des normes et des prescriptions prévues. Au-delà du simple constat d’avancement, ces descentes de terrain permettent ainsi de renforcer la coordination entre les différents intervenants et de contribuer à la réalisation d’infrastructures durables, adaptées aux besoins de la population et capables de répondre aux défis d’assainissement, d’érosion et de mobilité auxquels fait face la capitale.

Johnny KAPANGALA et Schem DIANSIETE