Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a effectué le lundi 26 Janvier 2026 une visite d’inspection sur le chantier de la route Kananga–Kalamba Mbuji, un projet d’infrastructure majeur reliant le centre du pays à la frontière Angolaise. Cette descente de terrain visait à évaluer l’état d’avancement des travaux et à s’imprégner des progrès réalisés sur cet axe stratégique de 230 kilomètres.

Conduit par l’ingénieur Nico Nzau Nzau Directeur Général de l’Agence Congolaise des Grands Travaux ACGT Maitre d’Ouvrage Délégué du Ministère des Infrastructures et Travaux Publics, le Chef de l’État a reçu des assurances claires quant à la poursuite régulière des travaux, dont la livraison complète est prévue pour fin 2027. Des réalisations majeures de ce projet de 230 kilomètres de route qui vont connecter la RDC a l’Angola ont été également présenter au Président de la République par le Directeur Général de l’ACGT. La visite s’est déroulée en présence de plusieurs autorités politico-administratives, notamment le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, ainsi que les responsables de la mission de contrôle BKA.
Une route déjà ouverte à la circulation
L’un des faits marquants présentés au Président de la République est l’ouverture de la route à la circulation sur toute sa longueur depuis juillet 2025, garantissant déjà la continuité du trafic. Cette avancée permet aujourd’hui de relier Kananga à Kalamba Mbuji en un temps réduit, illustré par les bus de la société Transco, qui parcourent désormais cet itinéraire en cinq heures seulement.

Les responsables du projet ont également souligné la mise en service effective des différentes centrales de production d’agrégats, produisant des graviers de diverses granulométries, indispensables à la réalisation du béton bitumineux. Cette autonomie en matériaux constitue un atout majeur pour l’accélération du chantier.
Grâce à cette capacité de production, les travaux d’assainissement ont connu une évolution significative. Les caniveaux sont déjà achevés sur les traversées des principales agglomérations des 20 premiers kilomètres, notamment à Shamatengu et Matamba. Sur ce même tronçon, la monocouche a été mise en œuvre avec succès, tandis que les équipes poursuivent les travaux en direction du village Kambundi.

Concernant la couche de roulement, une planche d’essai de 600 mètres a été réalisée et validée par la mission de contrôle. Les travaux d’enrobés à grande échelle devraient débuter dans les tout prochains jours. Pour l’année 2026, l’objectif fixé est ambitieux mais réaliste revêtir 100 kilomètres de route.
Un chantier structurant pour le Kasaï Central
Le ministre des Infrastructures, John Banza Lunda, s’est montré confiant quant à l’aboutissement du projet, rappelant que ce chantier constitue l’un des piliers de son action au Kasaï Central. À ce jour, les travaux sont engagés sur l’ensemble du tracé, avec 60 kilomètres déjà en fondation et 100 kilomètres prêts pour l’asphaltage pour l’année 2026. La mise en circulation totale est programmée à l’horizon 2027. « Nous avons la joie de dire que la route est complètement ouverte, C’est à dire on a procédé aux travaux d’ouverture sur les 230 km entre Kananga et Kalamba Mbuji. Nous allons tout faire pour tenir le délai en 2027 Cette route doit être rendue totalement à la circulation » a-t-il déclarer
Au-delà de son importance routière, la route Kananga–Kalamba Mbuji revêt une dimension économique stratégique. Elle ouvre un corridor d’échanges vers l’Angola et le port de Lobito, facilitant l’approvisionnement de la région en produits manufacturés et renforçant l’intégration économique sous-régionale.

Une notabilité locale a rappelé que cette route est communément appelée « la route de l’espoir ». Selon lui chaque fois que la route est praticable, la ville de Kananga bénéficie d’un afflux de marchandises en provenance de l’Angola, contribuant à la stabilisation des prix et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Avec le revêtement durable en cours, cette situation devrait désormais devenir permanente.
Ce projet est exécuté par l’Agence Congolaise des Grands Travaux ACGT, en partenariat avec l’entreprise SISC SA, grâce au financement du programme sino-congolais, s’inscrit dans la vision du Chef de l’État visant à doter la République Démocratique du Congo d’infrastructures modernes, capables de soutenir le développement économique et social durable des provinces.
Sandra UMBA









