Fin 2027, les 850 Km qui vont de Nguba dans la province du Lualaba à Mbujimayi au Kasai Oriental seront complètement revêtus de bitume rendant ainsi les 3330 kilomètres asphaltés et praticable de bout en bout, de Lukangaba à la frontière avec la Zambie à Banana à l’océan atlantique dans la Congo central. Cette ensemble baptisé corridor de Banana à l’Agence Congolais des Grands Travaux est une opportunité à capitaliser pour l’éveil économique de la République Démocratique du Congo. Explications.

Ce projet porté par l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) est une initiative ambitieuse visant à transformer le paysage économique de la République Démocratique du Congo (RDC).
Du point de vue description, ce projet phare reliera les riches zones minières du Sud-Est du pays au port en eaux profondes de Banana, situé sur la côte atlantique, et constitue un axe stratégique pour le développement économique national. S’étendant sur un peu plus de 3 300 kilomètres, le Corridor de Banana traverse plusieurs provinces clés, renforçant ainsi l’intégration régionale. Voici les principales provinces que le corridor reliera :
1. Haut-Katanga
2. Lualaba
3. Haut-Lomami
4. Kasaï Oriental
5. Kasaï Central
6. Kwilu
7. Kwango
8. Kongo Central
Le trajet commence dans les provinces minières du Haut-Katanga et de Lualaba, riches en ressources comme le cuivre et le cobalt. Il se dirige ensuite vers le Haut-Lomami, avant de traverser les provinces du Kasaï Oriental et Kasaï Central, où des activités agricoles et industrielles sont également présentes. Le corridor continue vers le Kwilu et le Kwango, pour finalement atteindre le Kongo Central, où se trouve le port en eaux profondes de Banana.

Il est à retenir que le Corridor de Banana a comme objectif principal de réduire la dépendance de la RDC vis-à-vis des corridors internationaux pour ses exportations. Actuellement, le pays s’appuie sur des routes et ports étrangers, ce qui engendre des coûts logistiques élevés. Avec la mise en service du port de Banana, capable d’accueillir 450 000 EVP (Équivalent Vingt Pieds) par an, la RDC pourra recevoir directement des grands navires en provenance d’Asie et d’Europe. Cela permettra non seulement de réduire les coûts logistiques d’environ 25 à 30%, mais également d’optimiser les délais de transport.

Aussi, la construction des ponts et d’autres infrastructures essentielles le long du corridor garantira un accès fluide et sécurisé aux sites miniers, facilitant ainsi le transport des ressources vers le port.
En somme, le Corridor de Banana est plus qu’une simple infrastructure ; c’est une véritable opportunité pour la RDC de renforcer sa souveraineté logistique et d’affirmer son rôle sur la scène régionale et internationale. En favorisant la croissance économique et l’intégration régionale, ce projet pourrait transformer le paysage économique du pays, ouvrant la voie à un avenir plus prometteur pour tous les Congolais.

Jules KABULA avec Mamino CHEMBO
