DISCOURS DE MONSIEUR LE DIRECTEUR GENERALE DE L’AGENCE CONGOLAISE DES GRANDS TRAVAUX A L’OCCASION DE LA CEREMONIE DE LA POSE DE LA PREMIERE PIERRE DU CENTRE DES INFRASTRUCTURES FELIX ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO DU 22 JANVIER 2026

Excellence Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement ;

Honorables Députés et Sénateurs ;

Excellence Monsieur le Ministre des Infrastructures et Travaux Publics ;

Excellences Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;

Honorables Députés Provinciaux ;

Excellence Monsieur le Gouverneur de la Ville de Kinshasa;

Monsieur le Secrétaire Général aux Infrastructures et Travaux Publics ;

Messieurs les Directeurs Généraux des entreprises partenaires et du secteur des ITP ;

Monsieur le Directeur Général de SOPECO SARL ;

Distingués invités, en vos titres et qualités respectifs, 

Tout protocole observé ;

« Les grandes nations ne se reconnaissent pas seulement par leurs discours,

mais par les infrastructures qu’elles laissent en héritage

« Bâtir, c’est croire que demain peut-être plus beau qu’hier. »

Ces mots résonnent aujourd’hui avec une intensité particulière, car en ce lieu, Excellence Madame la Première Ministre, nous posons les fondations d’un rêve devenu réalité : celui d’une administration publique forte, moderne et responsable.

Excellence Madame la Première Ministre,

Le moment que nous vivons aujourd’hui dépasse largement la simple portée symbolique d’une cérémonie de pose de première pierre.

Il s’agit d’un acte de projection dans le temps, d’un choix assumé de bâtir non seulement un immeuble, mais une architecture institutionnelle durable au service de l’État congolais.

En ce lieu précis, site historique relevant du Ministère des Infrastructures et Travaux Publics, qui a longtemps abrité le Bureau Technique de Contrôle (BTC), référence nationale en matière de rigueur et d’expertise technique, une page se referme et une autre s’ouvre.

Hier, on y contrôlait la qualité des ouvrages.

Demain, c’est en ces lieux que se penseront, se coordonneront et se piloteront les grandes orientations de la politique nationale des infrastructures de notre pays.

Qu’il me soit permis, à cet égard, de saluer la clairvoyance et la vision de Son Excellence Monsieur John BANZA LUNDA, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics, dont l’initiative structurante ouvre une perspective majeure pour la modernisation durable de notre administration et le développement du pays.

Le Centre des Infrastructures « Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo » ne constitue ni une initiative isolée ni une réponse circonstancielle.

Il s’inscrit pleinement dans la vision stratégique du Gouvernement, portée par Son Excellence Monsieur le Président de la République, celle d’une administration publique modernisée, rationalisée, intégrée et performante, capable de répondre efficacement aux exigences du développement national.

Le choix de regrouper, au sein d’un même ensemble immobilier, le Cabinet du Ministre des Infrastructures et Travaux Publics ainsi que l’ensemble des services stratégiques du secteur répond à des objectifs clairs de gouvernance publique, à savoir :

  • La réduction des cloisonnements administratifs ;
  • Le renforcement de la coordination technique interservices ;
  • L’accélération des circuits de décision ;
  • Et la consolidation de la redevabilité et de la transparence dans l’action publique.

Sur le plan technique, l’ouvrage projeté s’étend sur une superficie bâtie totale de 19 548 m² et se présente comme un immeuble de grande hauteur de dix-sept (17) niveaux, conçu selon une organisation fonctionnelle et rationnelle.  

Il comprend deux (2) niveaux de parkings souterrains de 2 330 m² chacun, soit une superficie cumulée de 4 660 m² offrant une capacité d’environ 90 places par niveau, complétés par un parking extérieur de plus de quarante-deux (42) places.  

Le rez-de-chaussée, d’une superficie de 952 m², est dédié aux fonctions d’accueil, de gestion des flux et aux services transversaux, et est desservi par trois (3) accès distincts : une entrée principale, une entrée dédiée aux hôtes et une entrée réservée aux services.

L’immeuble intègre par ailleurs les locaux techniques et de soutien nécessaires à son fonctionnement, notamment un local de services généraux en sous-sol, une infirmerie avec services connexes, un plateau technique de 265 m², une salle des serveurs de 53 m², ainsi qu’un toit-terrasse de 466 m².  

Les quatorze (14) étages supérieurs sont consacrés aux espaces de bureaux, déployés sur une superficie utile d’environ 13 470 m², et comprennent des bureaux paysagers et individuels ou partagés (soit plus de 300 bureaux au total), vingt-sept (27) salles de réunion, un restaurant d’une capacité de cent cinquante (150) couverts, cinq (5) blocs sanitaires par étage conformes aux normes de confort, d’hygiène et d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, ainsi que des espaces événementiels composés de deux salles polyvalentes pouvant accueillir jusqu’à quatre cents (400) personnes et de deux salles de conférence de cent (100) places chacune.

L’ensemble de l’infrastructure est dimensionné pour accueillir jusqu’à mille quatre cents (1 400) agents et cadres, dans un environnement sécurisé, fiable et technologiquement performant, conçu pour favoriser l’efficacité administrative, la collaboration professionnelle et la qualité du service public.

Ce sera un bâtiment à l’esthétique sobre, aux exigences techniques élevées et aux performances durables, fruit d’une conception issue de l’ingénierie et de l’intelligence d’un service public congolais, en l’occurrence l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT).

Excellence Madame la Première Ministre,

Sans entrer dans une logique d’auto-célébration, il importe néanmoins de souligner une chose essentielle : ce projet est le fruit d’un travail technique rigoureux conduit au sein de l’administration congolaise elle-même.

La conception architecturale et fonctionnelle de cet édifice est issue :

  • D’une analyse fine des besoins réels de l’administration ;
  • D’une projection sur les vingt à trente prochaines années ;
  • Et d’une culture de la performance acquise au fil des grands projets structurants du pays.

« L’infrastructure n’est pas un luxe ; elle est la condition silencieuse de l’efficacité publique. »

Excellence Madame la Première Ministre,

Le Gouvernement a fait le choix responsable de réaliser ce projet, dont le coût global est estimé à environ vingt-cinq (25) millions de dollars américains.

Les ressources mobilisées résultent d’une gestion rigoureuse, méthodique et prudente, bâtie sur plusieurs années, dans le cadre des mécanismes contractuels existants, notamment ceux liés aux concessions routières.

Ce modèle illustre une vérité simple mais forte :

« Une administration forte est celle qui transforme la discipline financière en levier d’investissement public. » La réalisation de ce Centre repose sur une coopération claire et équilibrée entre :

  • Le Ministère des Infrastructures et Travaux Publics, Maître d’Ouvrage et propriétaire du site et garant de l’orientation stratégique ;
  • Les structures techniques de l’État, investies des missions de conception, de la coordination et du suivi des projets, au sein desquelles s’inscrit notamment l’Agence Congolaise des Grands Travaux ;
  • Et l’entreprise concessionnaire SOPECO, partenaire dans l’exécution, dans le strict respect des cadres contractuels existants.

Chacun intervient dans le strict respect de ses attributions, sans confusion ni chevauchement, au bénéfice exclusif de l’État, sous la coordination du Ministère de tutelle (Ministère des ITP).

En donnant à cet édifice le nom de Centre des Infrastructures Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Gouvernement pose un acte hautement symbolique.

Ce nom rappellera, génération après génération, qu’il fut un temps marqué par un leadership présidentiel ayant placé les infrastructures au cœur des priorités nationales, et par une gouvernance renouvelée que vous incarnez, Excellence Madame la Première Ministre, première femme à assumer cette haute charge dans l’histoire de notre pays, sous votre autorité :

  • La gouvernance a été replacée au centre de l’action publique;
  • La rigueur est devenue une norme ;
  • Et l’infrastructure un pilier de la souveraineté nationale.

« Les pierres parlent quand les hommes se taisent. Et elles disent toujours la vérité d’une époque. » Excellence Madame la Première Ministre,

En posant la première pierre de ce Centre, vous ne lancez pas seulement un chantier.

Vous inscrivez une méthode, une vision et une exigence dans la durée.

Ce bâtiment sera :

  • Un lieu de decision ;
  • Un espace d’ingénierie publique ;
  • Et un symbole de l’État qui se construit par la compétence plutôt que par l’improvisation.

Au nom de l’ensemble des femmes et des hommes engagés quotidiennement au service des infrastructures de notre pays, je vous remercie pour l’honneur de votre présence et pour la portée que vous donnez à cet acte fondateur.

Cette infrastructure, à l’instar de toutes celles portées par la vision éclairée du Chef de l’État, constitue un héritage de progrès que nous léguons aux générations futures.

Elle nous rappelle l’essentiel :

  • Honorer le passé avec gratitude ;
  • Assumer le présent avec ardeur et responsabilité ;
  • Aborder l’avenir avec confiance, espérance et détermination.

Que vive le Gouvernement de la République !

Que vive le Centre des Infrastructures « Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo » !

Et que vive la République Démocratique du Congo !

Je vous remercie.

Nico NZAU NZAU

Directeur Général de l’ACGT