L’Inspection Générale des Finances (IGF) a entamé, le lundi 10 février 2026, une mission de contrôle de deux jours consacrée à l’évaluation de l’état d’avancement des travaux exécutés par l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT), dans le cadre du Programme d’urgence de réhabilitation et d’assainissement dans la ville de Kinshasa.

L’objectif principal de cette mission est d’apprécier le niveau d’exécution physique des travaux, la qualité des ouvrages réalisés ainsi que leur conformité aux engagements contractuels et aux normes techniques en vigueur.
La mission est conduite par l’Inspecteur Mfumu Luzolo Kelly. Sur le terrain, la délégation de l’IGF est accompagnée du Directeur Provincial de l’ACGT/Kinshasa, l’ingénieur civil Kevin Babaka Lelo, de son adjointe, l’ingénieure Aline Ntangamyampi, ainsi que du Directeur adjoint de la Direction Financière et des Investissements de l’ACGT, Monsieur Elvis Mbala, en présence des autres parties prenantes, notamment les représentants du Bureau Technique de Contrôle (BTC) et des entreprises exécutantes.
Avenue du Tourisme : un lot assainissement exécuté à 98 %
La première étape de la tournée d’inspection a concerné le chantier de réhabilitation de l’avenue du Tourisme, axe stratégique de la capitale, entièrement bétonné sur le linéaire concerné.
À l’issue de la visite, l’équipe de l’IGF a exprimé sa satisfaction quant à l’évolution globale des travaux, particulièrement pour le lot assainissement, dont le taux d’exécution est estimé à près de 98 %.
Toutefois, quelques réserves techniques ont été formulées sur le volet chaussée, notamment en ce qui concerne les points de jonction entre les sections nouvellement bétonnées et l’ancienne chaussée, afin de garantir une meilleure durabilité de l’ouvrage et un confort optimal pour les usagers.

Avenue Jaquier : un chantier-école exécuté par l’INBT
La mission s’est ensuite poursuivie à l’Institut National du Bâtiment et des Travaux Publics (INBT), où cette institution académique exécute, en régie, les travaux de bétonnage de l’avenue Jaquier.
Ce projet s’inscrit dans une démarche à la fois expérimentale et pédagogique, combinant formation pratique des étudiants et réalisation d’infrastructures urbaines.
La délégation a été reçue par le Directeur Général de l’INBT, le Professeur Ingénieur Cédric Tshibangu, qui a présenté l’économie du projet. Il a précisé que l’ACGT n’intervient ni dans l’exécution technique ni dans la surveillance des travaux, mais assure exclusivement le rôle de pipeline financier, conformément aux dispositions arrêtées par le Ministère des Infrastructures et Travaux Publics (ITP).
La visite du site a permis de constater :
• le dévoilement des canalisations des réseaux souterrains (SNEL et REGIDESO) ;
• la construction des ouvrages d’assainissement ;
• la préparation des armatures pour le ferraillage.
Les travaux portent sur le bétonnage d’un linéaire de 200 mètres. Il s’agit d’un véritable chantier-école, exécuté par les étudiants dans le cadre d’une initiative « Job-Étudiant », sous la supervision directe des enseignants et encadreurs techniques.
Site de Cabu : deux projets structurants en cours
La première journée s’est clôturée sur le site de Cabu, où l’ACGT intervient en qualité de Maître d’Ouvrage Délégué pour deux projets majeurs :
• la construction d’un pont cadre en béton armé et des collecteurs, exécutée par l’entreprise New Sotem ;
• la construction de 600 mètres linéaires de collecteurs sur le canal Cabu, exécutée par l’entreprise CREC-7.
L’inspection a débuté par le projet exécuté par New Sotem, précédée d’une réunion de cadrage présidée par le Chef de mission de l’IGF.
À cette occasion, le Directeur Provincial de l’ACGT/Kinshasa, l’ingénieur civil Kevin Babaka, a présenté la consistance des travaux, l’état d’avancement, les réalisations effectuées, celles restant à exécuter ainsi que les principaux défis rencontrés, avant une visite guidée des ouvrages.
Taux d’exécution physique :
• Projet Cabu 1 (New Sotem) : 23 %, essentiellement liés aux travaux de construction du pont cadre ;
• Projet Cabu 2 (CREC-7) : 9,21 %, correspondant principalement aux travaux de curage prévus dans le contrat.
Les principaux défis demeurent liés aux difficultés de libération des entreprises, impactant le rythme normal d’exécution des travaux.





